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              Préparation

Le Matériel (avant 2002)
Pour le matériel actuel, rendez vous sur mon voyage Route de la Soie

Hébergement Nourriture
 

 

 

La préparation d'un voyage passe par des phases diverses...



Celà commence par une espèce de fièvre indéfinissable lorsque naît l'idée et que l'on rassemble les premier documents..
Puis il y a le mûrissement, période studieuse, passionnante. On découvre le pays dans les bouquins, les cartes, à Beaubourg pour moi qui vit en Ile de France et aujourd'hui sur le Web. On cherche des contacts, des gens qui y sont allé.
Le mois qui précède le départ fait naître une excitation proche de celle d'un gamin à l'approche de Noël.

Les idées ne me manquent pas et pour vous tout dire, le catalogue est plein.
Lorsque chaque année, je réfléchi au voyage suivant, j'ai donc l'embarras du choix. Le tri se fait par différents critères.

D'abord, l'idée de visiter un ou plusieurs pays murît avec un concept.
Ce fut par exemple l'aventure de René Caillié, le premier à revenir vivant de Tombouctou en 1828 qui m'entraîna en Afrique.
Après la chute du mur de Berlin, l'Europe de l'Atlantique à l'Oural devenait une réalité et je poussai mes pédales jusqu'en Sibérie.
La guerre du Vietnam avait vu la victoire des vélos vietcong contre les B52 américain. Cela me conduisit sur la Piste Ho Chi Minh (en dehors de toute idéologie)
Nos origines judéo-chrétienne m'emmenèrent en croisades successivement en Jordanie, Sinai (le mont Moïse) et Jérusalem, puis d'Istanbul à Jérusalem par la Syrie et le Liban.
L'ancienne route de l'Orient et des capitales impériales d' Europe me conduisirent en 99 D'Istanbul à Prague, par Sofia, Budapest et Vienne.
C'est en Iran que j'irai en 2000, mais c'est avant tout la Perse et un peuple qui a gardé ses traditions que je découvrirai.


 

 


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Il y a aussi les coup de coeur qui deviennent passion,
Istanbul m'a déjà accueilli sept fois... et ce n'est pas fini..

 

 

 

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Des Tee shirts à cette image nous ont financés une partie du voyage.

 

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Ensuite, la faisabilité si concrétise si la saison requise pour voyager dans les meilleurs conditions est compatible avec mes diponibilités. (je visitai le Vietnam en janvier, l'Afrique en décembre, la Syrie en septembre et Cap Nord en Juillet)

Enfin, je prends en compte les dimensions du pays et l'éloignement géographique. L'Australie mérite deux ou trois mois de voyage, comme l'Amérique ou la Chine. Ce sera pour plus tard (bientôt) Après la céssation d'activité.

Ne négligeons pas l'aspect pognon.
J'ai réalisé quelques voyages onéreux ; partir avec des contraintes de dates (aller et retour) pour les transports aériens, coûte beaucoup plus cher qu'un voyage au long cours où on peut choisir les opportunités.
J'ai eu heureusement la chance d'être sponsorisé plusieurs fois. Mais la course à l'argent mobilise beaucoup d'énergie, c'est pourquoi maintenant j'intègre complètement ce paramètre et finance seul mes voyages, ce qui limite bien sur les choix.

 

 

L'hébergement est rarement un problème...

 

... si on sait s'adapter à un confort rudimentaire ou même moins.

D'abord il y a les pays ou la tente n'est pas nécéssaire. C'est le cas du Moyen Orient en général, si toutefois la saison et le climat le permettent. Quoi de plus merveilleux qu'un bivouac sous les cieux étoilés du Sinai ou dans un champs de tournesol en Turquie
Le sol en béton d'un couloir de maison en Afrique, bouffé par les moustiques est certes moins poêtique. Le squatte dans une maison en construction au Liban, à deux pas de la forêt de cèdres fut également un peu dur. Maintenant j'emporte un tapis mousse
L'hospitalité est la règle dans les pays du Sud et de l'Orient et souvent on me proposa le gîte... et le couvert.
Ne négligez pas la moustiquaire dans les zones infestée, c'est la garantie d'un someil réparateur.
Le duvet est incontournable. (il en existe de fort chaud à moins d'1kg).
Dans les pays du Nord et de l'Europe centrale, la tente s'impose car parfois... il pleut, en terrain ou en camping sauvage (même si on vous dit que c'est défendu, comme en Allemagne).
Lorsque je fais étape dans les grandes villes, l'hôtel (souvent pour quelques dollars avec les cafards en primes) est une bonne alternative. Ca ne me garanti pas la douche, mais mon vélo y est en sécurité pendant que je visite la ville.

 

 

 

 

 

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Octobre 1995, bivouac dans le désert du Sinai...

 

 

 

 

 

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Le matériel est important, mais relativisons.....

J'ai opté, pour le VTT.(j'ai fait mes deux premiers raids avec un course léger car je n' avais que du bitume à parcourir)

Certains sont adeptes de la randonneuse, d'autres du bon vieux routier. Je pense que l'évolution de ce type de matériel le rend confiant. De plus, si on prend soin d'éviter le carbonne ou les alliages d'allu, on trouvera à peu près partout de quoi faire des réparations même sommaires.
Il permet des pneus cramponnés que l'on ne pourrait pas exploité avec une randonneuse.
Enfin, lorsqu'on a posé les sacoches, rien n'empêche de s'éclater en tout terrain. J'ai ainsi de merveilleux souvenirs au milieu des cheminées de fées en Capadoce.

Point besoin d'avoir un vélo à 10000 Fr. Je suis allé au Vietnam avec un VTT MBK de 4000 Fr (1995) et l'Afrique fut traversée avec un SUN à 4500 Fr. C'est ce dernier qui m'a porté en Syrie puis cette année en Europe centrale. Il a encore de beau jour devant lui, Arthur.

Je n'ai mis des gardes boue que pour voyager en Europe.
Mon équipage est léger. Tout est minutieusement pesé.
12 kilos maximum répartis dans deux sacoches arrières  et une sacoche de guidon. Le haut du porte bagage reçoit parfois un sac étanche (type spéléo) si le volume le nécéssite. Les sacoches sont bien sur étanches (Karrimor)
ce qui permet au vélo de flotter lors de passage de gués profonds ou de chemins inondés..
Un petit sac à dos (1kg) est bien pratique pour quelques effets qu'il ne sera pas nécéssaire d'extraire des sacoches.

Le casque est vivement conseillé. C'est un écran merveilleux contre le soleil.


 

 


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La route N°14.... au Vietnam.
6 km plus loin, c'est à dire 3 heures,
la route n'existe plus, la jungle a repris ses droits...









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Au Mali... la cuvette de riz... bonheur du pompier pour qui bananes et vaches qui rit ne suffisaient plus...

 

 

 

 

 

 

 

 

La récompense... à Jérusalem
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Je rapprocherai la nourriture de l'hébergement...


Dans la majorité des cas, il n'y a pas de problème de nourriture. Sous réserve de prendre le mot dans son acception linguistique "qui nourrit" à ne pas confondre avec repas structurés et équilibrés.
La nourriture au Moyen Orient est merveilleuse lorsqu'on est en ville. En campagne il suffit de savoir prendre ses précaution et d'avoir une petite journée de stocks.
Il m'est arrivé de me coucher le ventre vide par imprévoyance.

Il faut aussi savoir s'adapter aux mets locaux. En Jordanie vous mangerez des Felafels du matin au soir, ce qui est excellent, mais aussi du poulet roti.
L'Afrique, en brousse pose quelques soucis d'approvisionnement. Heureusement il y a des fruits, oranges, mangues, papayes et en dehors de celà, ce sera riz, bananes et ...vache qui rit. Le tau, bouillie de mil, au hérisson ou non, est mangeable et souvent au menu. Souvents les autochtones  partageront leur maigre repas.

Les marchés, souks ou bazard sont des lieux où on trouvera toujours quelque chose, mais il ne faut pas regarder l'hygienne. De toute façon je suis souvent aussi sale qu'eux.
En Sibérie... pain complet, pain aux choux, pain moisi...
En revanche,au Vietnam, même dans la forêt tropicale et sur les hauts plateaux, je trouvai toujours le bol de soupe garnie de nouilles,  légumes et viande, délicieux.

Quant à la boisson, il faut apprendre à boire l'eau du bidon à 50° (un sachet de thé ou de café arrange bien la chose) J'ai rarement manqué d'eau, mais il faut savoir gérer et avoir les provisions adéquates à la situation.
J'utilise lorsque nécessaire les pastilles purifiantes.

Coca Cola est dans le monde entier, même en Syrie sous forme d'un ersatz vachement bien imité. Et quand il fait 40 ou 44° à l'ombre, la petite bouteille glacée devient une obsession.