image366.gif (23412 octets)
Calligraphie © Hassan MASSOUDY

Voyage si tu ambitionnes une valeur certaine.
C'est en parcourant les cieux que le croissant devient pleine lune (Ibn Kalakiss, XIII ème siècle)
Blue.gif (918 octets)
Trois semaines de VTT délire entre Amman, Suez et Jérusalem.
Je ne vous dévoilerai qu'une journée, mais quelle journée !

Blue.gif (918 octets)
En hors d'oeuvre et dessert, histoire d'aiguiser votre appétit, je vous livre quelques extraits du road book des jours qui précèdent ... et qui suivent....

Blue.gif (918 octets) Blue.gif (918 octets)

2/10/94 - Lever 6h15, toilette..., rangement des sacoches, 7h25, quittons l'aéroport Queen Alia à Amman.[...] Km 13 prenons plein sud, vent d'Est, ciel bleu, la vie est belle [...] immense plateau semi-désertique parsemé ça et là de tentes bédouines. 6km après Madaba, le paysage devient enfin sublime malgré les flous d'un horizon mythique. Au terme d'une longue descente, vers 10h30 nous atteignons le Mont Nébo (Eh oui, Amman est à plus de 1000m d'altitude et le mont Nébo est à 850m.). On a beau être agnostique, être là où Moïse a contemplé la Terre Promise avant de mourir, ça ne laisse pas indifférent.[...]
De nouveau sur nos vélos et peut être pour sortir de nos rêveries, y'en a un qui a lancé le sprint, (faut être con avec 10kg sur le porte bagages). Les sacoches de Laurent n'ont pas aimé et ont eu un contact douloureux avec les rayons. Heureusement ces derniers furent les plus solides. Réparation ficelle..[...]

kerak_2.jpg (35333 octets)

en 1142, les croisés construisent une place forte Al Karak (Kérak) pour contrôler "l'outre-Jourdain"

mtnebo2.jpg (19789 octets)
La "Terre Promise" vue du Mont Nébo...

jordan_1.jpg (30913 octets)

Le Wadi Al Wala.
pompiers_2.jpg (20865 octets)
Les pompiers de Dhiban
pompiers_1.jpg (26069 octets)
3/10/94 Lever 5h30 - boulanger - galettes - thé. 7h quittons les pompiers qui nous ont accueilli, nourri et
hébergé hier.
Ils nous ont annoncé un canyon vertigineux, nous y sommes plus vite que prévu.
1000m sous nos pieds , le Wadi Al Mujib  ne coule pas mais ses colères ont entaillé le plateau jordanien d'une plaie immense.
Le vent arrachant la roche grain à grain au cours des millénaires suivants a terminé son œuvre dans un délire de pastels ocre et beige.
wadi_muji.jpg (51312 octets)
On est descendus de bécane et on s'est saoulés de cette beauté. Comme au Mont Nébo la veille, le temps s'est arrêté..[...]

4/10/94 - 8h30 déjà chaud, léger vent d'ouest, km 19, canyon bis répétita. C'est le Wadi al Hassa qui est responsable de cet autre chef d'œuvre naturel. On ne s'en lasse pas et pourtant l'ascension du versant sud, est un morceau d'anthologie ; pas un souffle d'air, 38 ou 39°à l'ombre, et l'ombre, il n'y en a pas..., 12 km de pente irrégulière, brûlés par un soleil ardent, des bidons trop chauds et trop vite épuisés, une pomme croquée à l'ombre miraculeuse d'un bloc erratique arraché à la montagne, des sacoches toujours trop lourdes, [...] .. repartis à la nuit tombante de Bousayra, nous pédalons 5 ou 6 km en côte à la lueur de nos frontales et à 19h sommes à Dhana. Km 95. Nous mangeons quelques falafels chez Arafat un Égyptien d'une gentillesse ineffable. Lorsque nous manifestons notre souhait de trouver un lieu pour dormir, il nous propose tout simplement sa boutique.
La soirée se passe à boire du thé et à bavarder.
Les amis, voisins ou curieux sont nombreux.
22h : Nous poussons le matériel et dans les dix mètres carrés déjà bien remplis, nous logeons nos 3 vélos. Puis Arafat installe les tapis après avoir recouvert de plastique les taches d'huile de friture qui jonchent le sol. La nuit a été agitée, Bruno ayant donné la chasse jusqu'à l'aube à des myriades de petits insectes rouges qui paraît-il avaient également colonisé mes mollets et mes cuisses.

wadi_muji_3.jpg (26593 octets)

petra_1_1.jpg (28491 octets)
On accède au site de Pétra par le Siq...
petra_siq_1.jpg (18829 octets)
El Kazney, le temple symbole de Pétra...

5/10/94[.....] après Shawbaq, la route monte en pente douce et notre allure est bonne malgré un fort vent de face. Au terme de 20km de côte nous franchissons un col à 1700m d'altitude puis nous plongeons vers Pétra. Approche superbe. Nous arrivons à Waddi Musa à 11h, la température est de 34° [...] On accède au site de Pétra par le Siq, un canyon étroit aux parois vertigineuses hautes de 200m. Curiosité géologique, palette céleste de grès rouges jaunes et bleus, lieux dont la beauté naturelle se décline avec l'histoire : huit siècles de rayonnement où les Nabatéens taillent creusent et sculptent leur ville dans la roche, auxquels succèdent 17 siècles d'oubli durant lesquels la nature, même en l'outrageant, n'a fait que souligner le travail de l'homme. L'émotion est intense. Je n'ai rien connu de tel depuis ma visite à Machu Pichu en 83. [...]

Avons passé l'après midi sur le Haut Lieu qui comme son nom l'indique domine le site de Pétra. Avec un peu d'alcool, on refait le monde, ici, face à cette nature le débat philosophique est évidemment plus spirituel...et les heures passent... Nous serons surpris avant la nuit par le vent de sable, puis par l'orage et les éléments déchaînés. Très vite il nous faut renoncer à descendre, le lieu entouré de canyons vertigineux est infréquentable la nuit. Nous trouverons refuge dans une tombe nabatéenne, minuscule excavation circulaire . Nous y vivrons onze heures d'inconfort extrême, ni couchés, ni assis mais empilés à trois dans moins de 2 m², sur un lit de cailloux. [...]

petra_laulau_1.jpg (43188 octets)

Le site de Pétra, vu de "La Montagne"
petra_laulau_2.jpg (31193 octets)
...avons dormi quelque part, dans ces montagnes...
 

 

6/10/94 6h du matin, sommes conviés à la police (qui a patrouillé cette nuit à notre recherche) pour expliquer cette mésaventure qui nous a conduits à enfreindre le règlement "no sliping on a site"[.....]

7/10/94 Nous avons enfin passé une nuit à l'hôtel car notre petit camarade Bruno en avait bien besoin. Nous en avons profité pour faire des ablutions sérieuses et décrasser nos frusques. On s'est offert une fantaisie pour le p'tit déj : sardines yaourt et miel.
T'inquiètes pas Bruno, aujourd'hui ça descend toute la journée, ce soir nous serons à moins de 100m d'altitude et là, tu es à 1300. En enfourchant nos bécanes, nous jetons malgré tout un sale regard à cette P.de côte qu'il nous faut gravir pour quitter Pétra et retrouver la Kings Road, route que nous avons suivie depuis Amman. Il est 6h50 du matin. Ca monte, ça monte encore, ça monte toujours. Alors les mecs, c'est pour quand la descente ? s'enquiert ironiquement le Bruno.
Pour tromper notre désarroi devant l'imprécision des cartographes auxquels nous avions fait confiance, on oublie la côte en s'abreuvant du paysage. Le jebel Harun, ce massif déchiqueté qui abrite et dissimule le site de Pétra, défile sous nos yeux, féerie de roches mariant le rouge à l'ocre, harmonie de couleurs sans cesse renouvelées par le soleil montant. Par paliers successifs, c'est jusqu'au km 26, que nous avons grimpé, jusqu'à taquiner l'arête du Jabal Mabrak à 1728m d'altitude. Sympa la mise en jambes.

envers_petra_8.jpg (43208 octets)
Le Jabal Harun, ce massif déchiqueté qui abrite et dissimule le site de Pétra...
envers_petra_2.jpg (29636 octets)


 





envers_petra_3.jpg (42063 octets)
La piste est maintenant un idéal d'école
de VTT, alternance de cailloux....


envers_petra_5.jpg (19747 octets)
...de sable,...


envers_petra_7.jpg (30387 octets)
...de tôle ondulée..


envers_petra_6.jpg (24103 octets)
....de fond d'oued asséché...

Nous ne suivrons pas la Kings Road jusqu'à Aqaba, bien que cette ville soit notre destination, car nous voulons traverser la montagne par la piste pour rejoindre la dépression qui s'étend de la Mer Morte à la Mer Rouge.

Si Aqaba est lisible en plusieurs langues sur les panneaux indicateurs, ce n'est pas le cas du village que nous avons choisi comme étape du soir, Garandhal, et dont nous guettons la bifurcation y conduisant.

Plus serviables et plus accueillants que les Jordaniens, tu ne trouveras pas souvent. Mais y sont pas foutus de lire une carte et racontent un peu n'importe quoi pour te faire plaisir. L'un te dira qu'il ne sait pas où c'est, l'autre dira : "Garandhal ? yes yes, good road, all right"

J'ai quand même sorti la boussole. Les descentes sont enfin plus sérieuses, mais les remontées le sont tout autant hélas et la qualité du bitume devient défaillante. Compensation heureuse, le décor est égal depuis notre mise en route. On ne compte plus les haltes destinées à s'en rassasier. Vers le km 35, quelques campements Bédouins émaillent de taches brunes l'aridité du désert. Les villages seront absents jusqu'au terme de l'étape. "Gégé, si on faisait le plein d'eau !". Halte près d'un campement bédouin.

Près de la première tente, l'accueil habituellement chaleureux est absent et un vieillard nous invite même à ne pas approcher. Sans doute est t-il seul avec en garde les femmes qui se dissimulent illico.

Deux hommes plus jeunes sortent d'une tente voisine. Nous retrouvons la convivialité, remplissons nos bidons et acceptons bien évidemment l'invitation au Kawa.

La tente est d'une sobriété étonnante, séparée en plusieurs pièces. Des tapis râpés entourent un foyer encore tiède. Quelques interjections d'un des deux hommes à travers la toile et le miracle s'accomplit. Elle apparaît, la théière à la main. Bon Dieu qu'elle est belle, la femme du Bédouin et pas voilée. Des yeux de braise illuminent un visage rayonnant de bonheur. Elle porte sur l'autre bras un bébé. "Where are you from ? " Nom d'un narguilé ! Elle parle anglais. Décidément, on n'arrête pas le progrès. En attendant, cela rend l'échange possible. Le café promis sera du thé.
Un bruit de moteur. Un véhicule kaki. Deux militaires viennent partager cet instant et, fait important, ils nous confirment que notre route est bien la bonne....mais n'est pas bonne....surtout pour des vélos disent-il. T'inquiètes pas Mohamed (ils s'appellent tous Mohamed ici) c'est des vélos faits exprès. On parle du bébé, des chèvres, de la tente tissée avec le poil des précédentes, puis à regret, on s'arrache des yeux de la dame. La route nous attend et la chaleur monte.

Au Km 35 la route descend mais devient réellement mauvaise puis se transforme en piste, et quelle piste, belle, large, bien damée. En réalité c'est une route en construction, il ne manque plus que le bitume mais hélas ça monte à nouveau. La halte du Km 49 est sublime. Nous découvrons toute la route parcourue le matin et derrière les camaïeux d'ocre, nous devinons toujours Pétra.

Nous découvrons aussi la difficulté du jour, plus de 1000m de dénivelé descendant par une piste que seuls les bourricots les chameaux et les 4x4 militaires doivent fréquenter. Comment vont se comporter nos bécanes ainsi chargées ? Et les pneus ! a t-on fait le bon choix ? Très vite ce sont les mains qui souffrent le plus, les doigts tétanisent sur les poignées de freins, car 10 kg sur le porte bagages, ça pousse...Certains passages doivent faire dans les 25%. Si tu vas traîner par là bas, fais pas la route en sens inverse. La chaleur augmente proportionnellement à la perte d'altitude et au terme de cette descente vertigineuse, le paysage, devient un patchwork délicieux où la piste sinue dans un vertige de couleurs et de lumière. La piste est maintenant un idéal d'école de VTT. Alternance de cailloux, de sable, de tôle ondulée, de fond d'oued asséché, de remontées brutales et courtes. On pédale, on pousse, on tire, on porte...puis soudain l'horizon s'ouvre devant nous. C'est plat, c'est large, c'est roulant, le faux plat est favorable ; 10 bornes à grande allure et le massif est traversé. Silhouette noire, chameau, hodda... mirage. Non. Le puits est bien là. Boire ou ne pas boire ? là est la question. Le pompier ne se l'est pas posée longtemps car nos dernières réserves étaient épuisées. Nous avions sous estimé l'obstacle..../...

..../....

Quelques kilomètres plus loin nous rencontrons un check point tenu par deux malheureux bidasses morts d'ennui dans ce désert aride et auxquels nous présentons nos passeports. Eau, cigarettes, quelques mots dans un mauvais anglais.
La route est à deux pas.
Le premier bistrot rencontré sera un paradis. Il est 15h, le mercure chatouille les 40° dans le thermomètre. Nous avons déjà fait 90 km et les sardines du matin sont bien loin. Nous demandons au tenancier de nous faire frire quelques tomates et oignons, et puis des œufs, hein, ça serait bien des œufs. Il rajoutera quelques frites. Pendant que ça mijote nous nous engouffrons chacun deux litres d'eau coupée de coca cola.

Une sieste, ça vous dirait pas une sieste. Nous déroulons les duvets sur la terrasse du café et nous faisons un petit somme, à peine dérangés par les haltes de bus déversant leurs passagers dans l'établissement.

Nous ne sommes pas comme prévu à Garandhal, mais quinze Km plus au nord. La route est très belle et parcourue par des engins gigantesques, transportant chacun 80 ou 100 tonnes de phosphate de la mer morte vers le golfe d'Aqaba. L'ardeur du soleil est moindre, la notre aussi, mais le faux plat est favorable et le vent nous pousse, La vie est belle et Dieu est avec nous.... Laurent pose même le vélo et court quelques foulées dans le désert ; c'est comme çà le marathon des sables ?

Km 105 nouveau check point. "Passport. -Where do you go. ? "- Garandhal. - "It's impossible." Why ?

" It's Militar Zone. "

Dans un quart d'heure il fera nuit, la ville suivante est à 25 km. Nous négocions. Rien à faire nous ne coucherons pas là. Nous tentons notre chance chez les pompiers dont la caserne semblait nous tendre les bras. Nouveau refus, les militaires sont trop présents dans les parages.

Alors, nous mettons nos frontales et nous résignons pour 25 km de plus et de nuit, Bruno n'étant pas très tenté par un bivouac dans cette zone.

On n'avait pas fait plus de deux bornes lorsque les militaires nous ont interpellés. Rouler dans le désert la nuit, mais vous n'y pensez pas, y'a des bêtes et puis c'est défendu et puis vous n'avez pas d'autorisation et puis qui c'est qui vous a laissé passer.... Les bécanes sont hissées sur l'engin et le Gégé sera calé contre la mitrailleuse (elle avait pas de culasse...). On nous emmène à Garandhal, à la caserne. J'ai cru comprendre que nous pourrions peut-être y dormir. .


bedouin_1.jpg (28131 octets)
Silhouette noire, chameau, hodda... mirage. Non. Le puits est bien là.

bivouac_1.jpg (6387 octets)
Juré, promis, y'a pas de moustique à Aqaba, sinon, le pompier n'aurait jamais dormi à poil...

Faut attendre le chef. alors en attendant, on boit le thé. "Are you hungry ? " Tu vois, les militaires, ça n'a pas que de mauvaises intentions. La nourriture est excellente et nous retirons (discrètement pour pas vexer) quelques cafards qui ont eu la malchance de frire avec les patates. Nous bavardons beaucoup. Le 1er lieutenant en pince un peu pour Sadam Hussein. C'est leur Robin des Bois explique t-il. T'as tout compris bidasse ! Entre temps le major est arrivé. Il nous faut à nouveau raconter notre journée. Le téléphone de campagne entre en action pour joindre la hiérarchie.

Finalement, nous ne dormirons pas là. Les autorités ont décidé de nous conduire à Aqaba (70km), en minibus spécialement mis à notre disposition. Que d'égards !

T'as tout faux mon copain

A Aqaba, ce n'est pas en ville que l'on nous dépose, mais au quartier militaire. Et re-chef, et re-interrogatoire, mais cette fois le Chef prend des notes qu'un piou piou va taper à la machine.

On nous explique qu'ensuite on va nous conduire dans un autre endroit, à 500m de là au service d'investigations où on nous posera encore quelques questions et puis nous serons libres. Libres, le mot a fait tilt et même si on rigole pas mal depuis 18h, nous sommes donc bien en état d'arrestation.

Cette fois c'est à des civils que nous sommes confrontés et le personnel qui nous accueille semble avoir beaucoup moins d'humour. Heureusement le chef en a un peu.

Toujours les mêmes questions : d'où venez vous ? qui avez vous rencontré ? qui vous a laissé passer ? Puis en tournant et retournant les pages des passeports, -What's your name ?

Wath's your first name ? - Laurent Launoy.-

Wath's your father name ?

Lauauauanoy... What's.... Lauauaurent.
Y commence à nous gonfler le petit. Restons calmes. Finalement tout le monde rigole et on nous promet que demain on nous fera la bise quand nous viendrons rechercher nos passeports. Eh oui, confisqués jusqu'à demain 15h nos passeports.

Il est une heure du matin lorsque, après avoir enfin pu quitter la caserne,  nous déambulons dans les rues d'Aqaba à la recherche d'une ultime clope que Laurent finira par taper au larbin d'un palace, avant d'aller étendre nos duvets dans une palmeraie proche de la plage et rêver .... de liberté sous la voûte étoilée.

 


poisson.jpg (35443 octets)


9/10/94.
Hier, avons passé la journée à Aqaba. Visite du château... Bof... comme dit le Guide du Routard : "c'est gratuit, alors..."
Nous avons récupéré nos passeport dans l'après midi et raté le bateau pour Nuwéba, personne n'ayant été foutu de nous préciser l'heure exacte du départ...
Pas de regret car nous avons envisagé un bivouac sur la plage, à l'écart de la ville. Laurent, parti ramasser le bois pour faire le feu et préparer le souper revient en m'annonçant qu'il a fait une rencontre sur la grève et que nous sommes invités à deux pas d'ici pour le thé...
Les deux égyptiens, gardiens d'un chantier de construction, ont bien préparé le thé, mais aussi un couscous géant au poulet... nous devrons tout manger... mais, à l'invitation à dormir, nous préférerons ...la plage...et les étoiles...

6 h00 du matin. La brise nous éveille avec des effluves pas vraiment marines... Une brebis crevée, lentement ballottée par la houle, va et vient sur le rivage...Nous allons malgré tout plonger en amont...Fabuleux...poissons clowns, poissons lions, murènes, papillons...

9h00 : Il faut faire quelques provisions avant l'embarquement prévu pour 11h, départ à 12h. Le terminal portuaire est noir de monde et ...de bagnoles dont les toits s'écrasent sous des charges incroyables. [...] embarquement...classe touriste presque déserte alors que les arabes s'entassent dans l'arrière pont surchauffé... bière à ...1$...poissons volants par centaines...[...] Nuweba (Égypte) à 15h. Formalités...météo pas terrible...il a fait des orages terribles sur le Sinaï... optons pour passer la nuit dans des paillotes à 5 livres égyptienne par personne... la musique "disco-arabe" hurle jusqu'à deux plombes du mat...
aqaba_port_1.jpg (32708 octets)Aqaba : Le terminal portuaire est noir de monde et ...de bagnoles dont les toits s'écrasent sous des charges incroyables.




aqaba_port_2.jpg (40030 octets)